
Un conte pour enfants à la sauce futuriste ?! On ne présente plus l'Univers imaginé par Georges Lucas... Qui n'a pas craint pour la vie de la princesse Leïa, livrée aux griffes de l'Infâme Darth Vader (Dark Vador en français)... Qui n'a pas vibré lors de furieux échanges de pistolets-lasers en plein cœur de l'immense Etoile de la Mort ? (NDLR : Moâa !) Bon, j'admets que la trilogie entamée en 1977 n'est plus toute jeune et que l'intrigue en est archi-connue... Quel intérêt de vouloir construire un jeu de rôle là dessus me direz-vous ? (NDLR : Oui... tiens... et le marketing alors ?!)
Hé bien, en dehors de l'histoire, somme toute simpliste, que l'on nous rabâche régulièrement, figure un univers très vaste et très varié à l'échelle d'une galaxie entière. Dés qu'il satisfait à la cohérence du monde de Starwars, le maître est libre d'inventer les personnages qu'il veut, l'histoire qu'il souhaite sur la planète issue de son imagination...
L'action se déroule dans une galaxie lointaine et en un temps incertain. Les humains (race dominante) vivent en apparente harmonie sur des milliers de mondes avec une foule d'extra-terrestres, plus divers lesuns que les autres. Vaisseaux-spatiaux, armes lasers, droïds et holovidéos sont le lot commun de tous ces individus... L'univers connu était, jusqu'alors, unifié par la légendaire Ancienne République, dont les Jedis (des magiciens combattants à la moralité stricte) étaient les gardiens. Pendant des siècles les jedis bénéfiques se sont mesurés aux jedis maléfiques pour assurer le maintien de l'Ancienne République. Aujourd'hui, selon les termes du Grand Moff Tarkin : leur fluide s'est tari dans tout l'univers. Accablée par les dissensions et les luttes internes, la République s'écroula avec fracas. C'est sur ces ruines que le sombre Empereur Palpatine instaura son joug impérial en martyrisant, persécutant, opprimant les faibles et les amoureux de la liberté... Seul une poignée de rebelles résistent toujours...
En bref, on voit s'affronter deux « camps » (NDLR : bonjour le manichéisme !) :
Les... "méchants" (!) : Les impériaux et leurs alliés et...
Les gentils (!) : L'Alliance rebelle et ses alliés.
Basiquement, les PJ sont amenés à croiser la route de l'Alliance Rebelle à un moment ou à un autre. Ils auront dès lors le choix de s'engager dans la lutte impitoyable contre l'Empire, ses sbires, ses espions, ses troupes de chocs et ses... Jedis Noirs ! (NDLR... à ne pas confondre avec le Jeudi Noir... 1929)
La trame est celle d'un « Opéra-Spatial » (Space Opera). Les personnages sont souvent tranchés et hauts en couleurs. La réflexion est largement délaissée au profit de l'action spectaculaire... à défaut d'être toujours efficace ! Les rebelles se battent à un contre dix contre des troupes de chocs souvent qualitativement inférieures. Il existe une trentaine de type de personnages jouables parmi lesquels des combattants, mais aussi des astropilotes, des contrebandiers, chasseurs de prime et autres mercenaires.
A l'image de son intrigue, les règles sont basiques. Le jeu se joue exclusivement à l'aide de dés à six faces.Le joueur oppose son code d'action (nombre de dés) à un niveau de difficulté préétabli par le Maître du Jeu.Toutefois, depuis la seconde édition, parue en 1992, le jeu a gagné en complexité, diversité et réalisme (Ouf)
En définitive, s'il n'apparaît pas ni très original ni très crédible, Starwars est un JDR efficace et abordable. Il est facile de prise en main pour un Maître débutant et pour des PJ peu confirmés. En outre son monde est facilement adaptable et modulable. Ainsi IMPERIUM GALACTICA (extension présente sur ce site !) est une base d'amélioration de la complexité de l'univers de Starwars.